Expédition à l’Everest

Expédition à l’Everest : qu’est-ce que j’apporte dans mon sac à dos?

Les Sherbrookois ont certainement entendu parler de Tristan Grégoire qui a fait couler de l’encre pour avoir ramassé 30 000$ pour 10 causes estriennes dans le cadre de son ascension du Lobuche peak et du camp de base de l’Everest.

 

Photo : Gabriel Philippi et Tristan Grégoire

Après avoir atteint le sommet du Kilimanjaro en 2018 et avoir amassé 13 000$ pour la maison Aube Lumière, il s’est donné le défi de se rendre au camp de base de l’Everest et au Lobuche Peak en 2019, un deuxième sommet dans le même voyage, situé à 6,119 m d’altitude. Nous avons cru bon de le rencontrer pour obtenir ses conseils de préparation pour une telle ascension. Après avoir vu la quantité de bagage qu’il a apporté avec lui sur la montagne, nous nous sommes demandé ce qui lui avait été le plus utile.   

Tristan, qu’est-ce qui t’a poussé à vouloir gravir ces montagnes?

À la base, c’était pour un défi personnel. Je voulais me dépasser, aller plus haut. Après le Kilimandjaro, je savais que j’allais faire une autre montagne. J’ai dû décider très rapidement parce qu’une opportunité soudaine s’est présentée. Il restait une place dans le groupe de Gabriel Filippi, un guide expérimenté qui a atteint le sommet de l’Everest à 3 reprises. J’ai eu 24h pour décider. Et puis, c’était clair pour moi : si je le faisais c’était pour redonner à la communauté.  

As-tu vécu des difficultés sur la montagne?

Malgré tout mon entrainement, l’ascension du Lubuche Peak à 6 120 m, qui est 750m au-dessus du camp de base a été vraiment très difficile. On portait harnais et crampons et le dénivelé était impressionnant.

Une des grosses difficultés sur la montagne a été l’alimentation. Je n’aurais pas pu me préparer à la nourriture sur la montagne. Alors qu’on faisait un effort physique intense, on nous servait aucunes protéines et beaucoup de fritures dont des patates frites, du riz frit, de la soupe à l’ail et des pâtes. Heureusement j’avais amené beaucoup de suppléments alimentaires qui m’ont permis de compenser pour l’alimentation pauvre en vitamines et protéines.

 

J’avais apporté des barres très riches en protéines et elles m’ont été très utiles. J’en ai donné à beaucoup de monde sur la montagne qui en avaient besoin. Les probiotiques sont essentiels pour s’assurer une bonne digestion avec le changement d’alimentation important. Les capsules d’électrolytes Nuun actives m’ont vraiment beaucoup aidé. J’avais aussi apporté de la vitamine C et des suppléments de base.

Le conseil que je donnerais à une personne qui part en expédition est de tester ses produits avant le départ. J’avais apporté des barres de toutes les saveurs pour m’assurer de ne pas me tanner sur la montagne. Il est un peu trop tard pour se rendre compte que la saveur ne nous plaît pas à plus de 5 000 m d’altitude.

Quel matériel a été essentiel à ton voyage?

Mes pantalons en duvet RAB!

C’est vraiment un must. Ils sont super confortables. Je les ai mis pour me rendre au sommet du Lobuche Peak et je n’ai jamais eu froid. Le reste du temps je les portais comme pyjamas au camp.

Des mouflons pour le camp

Les miens ont été très pratiques au camp de base. Je conseille ceux avec une semelle. Au camp, les salles à manger ne sont pas toujours attachées aux autres tentes ou Lodge. Tu dois sortir et rentrer. Ça évite d’avoir à remettre ses bottes. Avec une semelle, elles ne deviennent pas sales ou mouillées.

Un bon sac à dos et des bottes et souliers de qualité

S’il y a un endroit ou mettre son budget c’est les bottes et le sac à dos. C’est important d’être confortable.

Qu’apportais-tu dans ton sac à dos pendant l’ascension?

Dans mon sac à dos, j’avais 6 bouteilles d’eau Nalgene de 500ml, des bas de rechange, des collations et des vêtements de pluie, des capsules d’électrolyte Nuun et de la crème solaire. On ne sait jamais la température. Parfois il faisait froid le matin et plus chaud en après-midi. On devait donc être prêt à toute éventualité et avoir de l’espace dans son sac à dos pour enlever ses vêtements chauds ou de pluie. Mon sac était lourd comparé aux autres car j’avais plus d’eau et de collations, mais ça m’a permis d’en dépanner quelques un.

Est-ce que certaines pièces d’équipement ont été plus utiles que d’autres?

Les bâtons

Mes bâtons ont été vraiment très utiles. J’adorais le modèle que j’avais choisi. On m’a bien conseillé. Je les ai oubliés sur la montagne. J’ai fait un arrêt, je les ai déposés et j’ai oublié de les reprendre. On était à la fin de l’expédition. Ça faisait 15 min qu’on descendait. J’aurais dû remonter un 45 min pour aller les chercher. J’ai l’intention de racheter exactement les mêmes.

Mon sac à dos

Ce que j’ai aimé sur mon sac est le zip qui s’ouvre en valise. Vraiment utile!

Mes bouteilles Nalgene

Le soir, je mettais de l’eau chaude dans les bouteilles que je mettais dans mon sleeping avec mes vêtements du lendemain pour qu’ils soient chaud à mon réveille.

Beaucoup de mousquetons

Je conseille de s’amener beaucoup de mousquetons. Ce n’est jamais perdu. J’accrochais des trucs partout. Je pouvais accrocher mes lampes de poche, mes bouteilles d’eau, mes bâtons ensemble et garder ma crème solaire proche.

Du doc tape

Le doc tape c’est vraiment utile. Pour ne pas transporter la grosse roulette, j’en avais enroulé autour de mon bâton. Comme ça, j’en avais toujours à disposition. Je me suis fait une ceinture avec car j’avais perdu du poids pendant le trek et mes pantalons étaient devenus lousse.

Des lingettes pour bébé

Il n’y a pas de douches sur la montagne alors disons que j’étais content d’avoir amené des lingettes pour bébé. Ça fait du bien de pouvoir se laver un minimum. Surtout quand tu as droit à seulement 2 vrais douches en deux semaines et que tu marches toute la journée.

 

Auteure : Laurence Cardin

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