Connaissez-vous l’Ultra-Trail?

Arrivée émotive après une course longue distance en sentier. Stéphanie à l'arrivée de l'Ultra Trail Harricanna

Rencontre avec Stéphanie Jeker, coureuse longue distance

Courir des distances de plus de 42km, ça peut sembler impossible pour la plupart, mais c’est ce que font les ultra marathoniens. Cette discipline nous fascine et c’est pourquoi nous avons rencontré Stéphanie Jeker, une employée de Momo Sports qui n’en est pas à sa première course!

D’abord, qu’est-ce qu’un Ultra-Trail?

Un ultra-trail, c’est une course en sentiers, généralement en montagne. Ces courses amènent à monter des dénivelés importants et à courir des distances supérieures de 42 km.  Certains placent la limite à 80 km pour qu’une course soit considérée comme une Ultra. Toutefois, de nombreuses courses en sentiers avec des distances plus courtes permettent de s’initier un peu partout au Québec. Les Xtrail d’Orford et de Sutton, par exemple, proposent des distances de 6, 12 et 20 km. Les courses 5 Peaks Québec proposent une course de 25 et 50 km passant par le superbe sentier des crêtes. 

Stephanie Jeker au Xtrail de Sutton

Quel est l’attrait de la course longue distance ?

Courir dans le bois est vraiment différent de courir sur route. Dans le bois, on perd la notion du temps. On est tellement concentré pour ne pas s’enfarger dans les obstacles qu’on oublie le temps qui passe. Les chronos et la vitesse n’ont pas la même importance, car la météo et le terrain sur lequel on court font toute la différence. C’est donc difficile de comparer ses performances d’une course à l’autre.  L’ambiance est aussi très différente que lors d’une course à pied sur route. C’est moins compétitif et on y retrouve plus d’entraide. Ça m’est déjà arrivé de parler pendant 2h avec quelqu’un pendant une course.

Quelles sont les plus belles courses que tu as faites ?

L’Utra-Trail Harricana dans la Malbaie est une de mes préférées. J’ai participé au 65 km à deux reprises. Le départ est lancé au parc des Hautes-Gorges et l’arrivée au mont Grand-Fonds. Une course comme ça me prend environ 8h30 dans des paysages magnifiques et sauvages. Il y a beaucoup de racines sur les sentiers ce qui ajoute un défi entrecoupé de portion plus roulante où on peut prendre un peu de vitesse.

J’ai aussi bien aimé le Québec Méga Trail, une course de 75 km avec un dénivelé de 3 000 m. J’étais en pleurs à mon arrivée après 11h43 minutes de course. J’ai vécu des montagnes russes d’émotion !

Cette année je vais courir le 110 km pour la première fois au Québec Méga Trail en partant de la petite rivière Saint-François jusqu’au mont Sainte-Anne.

Stéphanie aux Îles Canaries

Comment te prépares-tu pour une course longue distance?

Du côté alimentaire, je m’assure de manger beaucoup de glucides la semaine avant la course pour faire des réserves de glycogènes. Les deux semaines avant l’événement, je réduis mon entrainement pour m’assurer de garder mes forces et de commencer la course au sommet de ma forme.

Comment gères-tu ton énergie et ton hydratation pendant une course ?

Les sentiers de course sont balisés et offrent des stations de ravitaillement à chaque 10 km, 15 km ou 20 km. Le coureur doit donc prévoir transporter beaucoup de matériel, dont de l’eau et de la nourriture.

Course longue distance Ultra Trail. Arrivée de la course. Veste de course Salomon
Stéphanie au Québec Méga Trail

Je porte une veste Salomon dans laquelle je traine minimum 1L d’eau ainsi que des gels de glucides, des barres Cliff et des capsules Nunn pour ajouter des électrolytes à mon eau. Je recommande de tester les différents gels en entrainement avant de les apporter à une course. Ils varient d’une marque à l’autre. Il est donc important de trouver ceux qui fonctionnent pour soi. 

 

Les longues distances ce n’est pas seulement physique, mais aussi mental. Ce n’est pas le fun tout le long. Après 42 km ça fait mal. Pour me motiver, je divise la course en ravitaillement. Ça rend la distance moins grosse et moins intense. J’essaie de penser comme ça, par sections. Ça fait moins peur que de penser au total. Et puis, il ne faut pas hésiter à faire du power hike pendant les grosses montées. Tout le monde marche à ce moment-là. Ça permet de conserver son énergie.

Finalement, comment t’entraines-tu pour une course ?

 Je m’entraine au mont Bellevue et à Orford avec des distances d’environ 60 km par semaine. J’augmenterai à 80 km par semaine avant le 110 km du Québec Méga Trail. Pour courir ces distances chaque semaine, je fais 5 à 6 sorties de courses, parfois deux fois par jour. Je vais parfois courir 10 km le matin et un autre 10 km le soir, ce qui me permet de répartir mon énergie. La fin de semaine je vais courir un peu plus avec des distances de 30 km en 3 h – 3h30.

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Auteure : Laurence Cardin

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